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DAVID CANTATORE
Dossier Marathon
Histoire
Objectif
Quelques astuces
L'échauffement
Allure d'entrainement
Comment s'entraîner en côte?
Programme
J-3
Jour J
Ravitaillement
Histoire
Le nom vient de l'histoire assez confuse de Phidippidès, un messager grec qui aurait couru de Marathon à Athène pour annoncer la victoire contre les Perses à l'issue de la bataille de Marathon
lors de la première guerre Médique en -490. Arrivé à bout de souffle sur l'Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message. L'historien grec Hérodote rapporte une légende différente:
lors du débarquement des Perses à Marathon, les Grecs auraient envoyé un messager, Phidippidès, chercher de l'aide à Sparte, à plus de 200km. Alors que les Spartiates ne répondaient pas, les
Athéniens combattirent seuls, avec les Platéens, et c'est un certain Euclès qui aurait parcouru au prix de sa vie la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire. Il semblerait
donc que la tradition, qui attribue la course Marathon - Athènes à Phidippidès soit érronée, si Hérodote dit la vérité.
Le marathon moderne
La distance du marathon moderne est donc celle qui sépare Marathon d'Athènes. Elle est parcourue pour les premiers Jeux olympiques modernes en
1896.
Ce premier marathon moderne est gagné par un berger grec, Spyridon Louis, en 2h58'50''.
La distance du marathon faisait environ 40km aux premiers Jeux olympiques modernes. C'est en 1921 que la distance fut définitivement fixée, en officialisant celle des Jeux olympiques de Londres
(1908). La famille royale d'Edouard VII désirant en effet que la course démarrat du château de Windsor pour se terminer face à la loge royale dans le stade olympique. Cette distance a donc été
mesurée précisément: 42,195km et est devenue la distance officielle du marathon.
Le premier marathon olympique féminin fut celui de Los Angeles, en 1984.

Haile Gebreselassie
Ma référence semi
Quelle indication pour le marathon?
C'est mon premier marathon
Pour une première expérience sur marathon, une référence sur
semi peut être une bonne source d'informations. Il faut toutefois que votre chrono sur semi date de moins d'un an et reflète vos capacités du moment.
Votre temps sur semi va vous donner un cadre pour prévoir votre performance sur marathon,
mais il serait présomptueux de vouloir prédire un temps précis. Ce serait trop beau! en effet, chaque coureur réagit différemment au doublement de la distance de course. La perte de vitesse qui
en résulte est plus ou moins importante selon les capacités d'adaptation. Concrètement, si vous avez réussi 1h45 sur semi, un objectif de 4h sur marathon est réaliste. Mais c'est surtout
l'analyse de votre semi qui va vous donner des éléments de réflexion et peut-être vous inciter à envisager un objectif moindre, par exemple 4h15 au lieu de 4h.
Je suis marathonien confirmé
Si vous avez couru un semi marathon l'automne dernier et que celui-ci a été préparé en suivant un plan, vous pouvez utiliser cette référence pour choisir votre programme. Toutefois, vous allez pour déterminer votre nouvel objectif vous servir d'une double référence: l'analyse de votre dernier marathon et celle de votre dernier semi.
Ainsi, après un record à 3h15 établi plutôt dans la difficulté, vous envisagerez un nouvel objectif marathon peu éloigné de ce record. Après un même record à 3h15 mais obtenu avec plus d'aisance, vous pourrez viser un objectif plus ambitieux de 3h.
-
votre semi marathon s'est parfaitement déroulé avec une allure constante et la sensation de pouvoir prolonger l'effort au terme des 21km : vous pouvez choisir
un objectif plus ambitieux.
- la fin de votre semi marathon à été difficileavec une diminution de votre vitesse après le 15ème; peut - être même n'avez-vous pas atteint l'objectif que vous vous
étiez fixé: soyez prudent et optez plutôt pour un temps marathon très proche de votre dernière référence sur la distance. Si vous vous trouvez dans ce dernier cas de figure, nous vous conseillons
également de renforcer votre endurance grâce aux sorties longues et aux séances à allure marathon, que vous testerez à l'entraînement afin - selon vos sensations - de les ajuster au plus près de
votre objectif.
J'ai battu mon record au marathon
Qu'envisager?
Plusieurs cas de figure sont possibles.
-
vous avez très largement amélioré votre record de + de 5mn en réalisant une course régulière sans observer de dérive de vos temps de passage après le 30ème
km. Dans ce cas, on peut estimer que votre marge de progression est encore importante: vous pouvez viser l'objectif immédiatement supérieur. Par exemple, si vous avez réalisé 3h35 ou légérement
plus, vous pouvez opter pour un temps de 3h30.
- vous avez de plus ou moins 1mn mais avec une fin de course difficile. Dans ce cas , vous avez peut-être exploité, sinon le maximum, du moins une grande partie de votre potentiel. En
conséquence, choisissez l'objectif le plus proche de votre référence. Par exemple, pour un temps de 3h42 à votre dernier marathon, optez pour un objectif de 3h40 plutôt que vouloir suivre un plan
de 3h30. Il vous suffira, pour réussir 3h40 de faire vos séances spécifiques marathon à 11,5km/h - 5'13'' au km. Vous ne vous épuiserez pas et constaterez à l'entraînement une plus grande
facilité pour suivre les allures. Il s'agira d'une adaptation supérieur de votre organisme aux contraintes du marathon et vous pourrrez ensuite, le jour J, gérer votre course de façon plus
confortable.
Je n'ai pas atteint mon objectif
Que faire?
Beaucoup de coureurs se trouvent dans ce cas de figure. Il faut comprendre pourquoi le résultat escompté n'a pas été au bout de votre préparation. Souvent, les coureurs choisissent un objectif en fonction d'une référence qu'ils
aimeraient atteindre, sans ce soucier de l'adéquation de cet objectif avec leur potentiel - ainsi, un coureur aura peu de chance d'atteindre son nouvel objectif s'il décide de suivre un plan de
3h alors qu'il a fait 3h15 à son dernier marathon. Votre progression doit être linéaire, et 15mn, même si l'on a de l'expérience, représentent un pallier trop important. Plutôt que vouloir suivre
un plan supérieur à votre record actuel, il vaut certainement mieux envisager un objectif de même niveau, afin d'assimiler un peu plus la distance et connaître une gestion de course plus
régulière.
La réussite à votre prochaine course ne dépend pas du suivi d'un programme plus ambitieux mais plutôt d'une bonne adaptation aux allures prévues. Vous devez donc opter pour un objectif qui n'est
pas supérieur de plus de 5mn à votre record et vous testerez lors de vos séances spécifiques votre allure marathon.
Je m'entraîne trois fois par
semaine
Qu'espérer?
Trois entraînements
hebdomadaires représentent le minimum pour tirer des bénéfices d'un programme. Il y a alors une alternance régulière entre
séances d'entraînement et jours de repos. Toutefois, si avec ce rythme on peut envisager de courir un marathon, il ne permettra pas de réaliser une course record. Mais il est bien question ici de
couvrir la distance dans les meilleures conditions. L'objectif, selon votre expérience et votre passé de coureur, se situera donc autour de 4h et plus avec le suivi d'un plan adapté.
Vous apporterez ainsi beaucoup de soin àm la longue sortie, qui dans ce cas, sera une
séance clé pour passer correctement le cap des 42.195 km.
Si vous avez l'habitude de faire des compétitions en suivant un programme proposant des
séances à allures variées VMA, seuil, résistance...., vous opterez pour un programme classique endurance.
L’échauffement reste un des fondamentaux en course à pied et peut vous permettre de donner le meilleur de vous-même. Voici comment bien vous préparer et courir vite, dès la première foulée.
Trop souvent, beaucoup de coureurs négligent, voire ignorent, l’échauffement, soit par manque de temps, soit par manque d’intérêt. Une erreur qui peut être fatale, car ignorer ou lésiner sur son échauffement n’est jamais bénéfique. Non seulement, vous allez faire une très mauvaise séance, mais vous risquez surtout de vous blesser. L’échauffement permet d’augmenter progressivement le rythme cardiaque, la respiration et le débit sanguin. L’échauffement est une montée en puissance. Le but est d’amener l’organisme à la bonne température, aux conditions optimales à la réalisation de la séance. Alors, qu’est-ce qu’un bon échauffement ? La question mérite d’être posée, car, en la matière, on a souvent dit tout et son contraire. Si vous avez pris l’habitude de faire toujours les mêmes exercices avant chaque entraînement et chaque course, c’est plutôt mal parti. Prendre le temps nécessaire pour s’échauffer n’est pas suffisant. Il faut adapter votre échauffement au type d’effort que vous allez fournir. Plus vous serez rapide, plus l’échauffement sera important. Pour être sûr de ne pas rater votre départ, voici le petit guide de l’échauffement idéal.
Pour l’entraînement de tous les jours
Un rythme facile et une allure modérée, y compris les séances commençant doucement pour aller de plus en plus vite, n’exigent pas un échauffement soutenu. Ce type de sortie demande simplement
quelques mouvements d’assouplissement ou un petit réveil musculaire, le matin.
Échauffement : Marchez une dizaine de minutes pour dérouiller les muscles et les articulations, puis, lorsque vous commencerez à courir, allez-y doucement et progressivement.
Pour le fractionné et les séances de qualité
Pour vous préparer à une séance éprouvante, comme les entraînements en fractionné, vous devez idéalement prévoir de 20 à 40 minutes d’échauffement. Correctement échauffé, vous pourrez alors
réaliser une séance bénéfique et efficace, dès la première fraction. La plupart des coureurs débutent leur séance sans qu’ils soient suffisamment échauffés. L’organisme est très mal préparé à
transporter l’oxygène vers les muscles et à recycler les lactates. Et il vous est donc plus difficile de mobiliser la force musculaire nécessaire pour soutenir l’effort.
Échauffement : Commencez par marcher quelques minutes, puis courez en footing léger durant 20 minutes environ, pour progressivement augmenter votre rythme cardiaque. Ensuite, effectuez 10
minutes d’étirements dynamiques, mais évitez les éducatifs avec de grandes amplitudes de mouvement. Privilégiez plutôt les étirements dynamiques, suivis de petits mouvements de jambes
très rapides, bien plus efficaces et entraînant moins de risques de blessure, ou de petits talons-fesses, très rapides, mais surtout sans beaucoup d’amplitude. Ensuite, vous pouvez
débuter la séance.
Pour la séance au seuil
C’est un entraînement assez exigeant, qui va vous demander de la résistance et de la force pour soutenir un effort intensif. L’échauffement doit être bien réalisé afin de garantir une
séance bénéfique et surtout limiter les risques d’échauffements articulaires et les claquages musculaires.
Échauffement : Commencez par 20 minutes de footing léger, puis passez à des étirements dynamiques durant 5 minutes. Vous pouvez finir l’échauffement par 2 ou 3 lignes droites de
100 mètres, en vitesse maximale.
Pour la compétition
Avec l’agitation de la course, le dossard à récupérer, les amis, le matériel, il est facile de zapper l’échauffement. Pourtant, celui-ci fait partie de la course, surtout pour les petites
distances. Arrivez au moins 1 heure avant le départ, pour être sûr de pouvoir vous échauffer convenablement. Échauffement : Cela va dépendre de la distance. On ne s’échauffe pas de la même
manière pour un marathon que pour un 10 km. Vous devez être dégagé de toute votre préparation pour la course 30 minutes au moins avant le départ, car le but est de laisser le moins
de temps possible entre la fin de l’échauffement et le début de la course. L’organisme ne doit pas ressentir de changement d’état entre la fin de l’échauffement et le départ.
VO2 Max
Le volume d'Oxygène Maximal ne correspond pas à une allure d'entraînement. Il s'agit du
débit maximal en oxygène qu'un coureuer peut consommer au cours d'un effort. Cette valeur se mesure en litre/minute ou en ml/mn/kg. C'est la même chose que la VMA mais exprimée en consommation
d'oxygène.
SEUIL ANAEROBIE
Il existe différents types d’entraînement en côte et il faut définir ce que vous cherchez à travailler avec ce type de séance. Schématiquement, travailler en côte peut servir à :
- Faire du renforcement musculaire spécifique : ici, la durée de la récupération n’a pas beaucoup d’importance et l’intensité n’est pas réglée au cardiofréquencemètre. Il faut simplement que cette dernière soit élevée et la pente importante.
- Développer la VO2 max : il peut être intéressant, en début de saison, de mixer des séances de VMA sur piste et en côte. Les séances en côte prennent alors la forme de séances de VMA sur piste, sauf qu’elles s’effectuent en côte donc, et sans point de repère. Le meilleur indice est alors la fréquence cardiaque – la FCM est atteinte en fin de séance – ou un objet qu’on laisse au sol, à la première montée, le but étant de remonter jusqu’à ce point à chaque répétition. La récupération est de même durée que l’effort, ou légèrement plus courte, afin de ne pas laisser la fréquence cardiaque redescendre trop bas.
- S’entraîner dans l’optique de faire des trails ou des ultra-trails en montagne : dans ce cas, il va falloir trouver des montées longues, équivalentes à ce que vous risquez de trouver en compétition. Rien ne peut remplacer le long dénivelé effectué d’une traite, si les courses auxquelles vous participerez ont ce profil. Si vous habitez en plaine, prévoyez quelques week-ends de choc en montagne !
3h45 en 10 semaines
semaine 1
1h00 endurance moyenne
1h30 endurance de base
1h00 dont 40' endurance rapide
15' échauffement + 5' endurance rapide + 12x 300m VMA R1' + 5' récup.
1h30 endurance de base
en + 1 séance de natation endurance.
semaine 2
1h00 endurance moyenne
2h00 endurance de base
1h00 dont 40' endurance rapide
15' échauffement + 5' endurance rapide + 6x 600m VMA R1'30'' + 5' récup.
2h00 endurance de base
en + 1 séance vélo + 1 séance natation
semaine 3
1h00 endurance de base
45' footing à jeûn
Semi marathon de Bâle
en + 2 séances vélo + 1 séance de PPG
semaine 4
1h00 endurance moyenne
1h00 dont 40' endurance rapide
2h00 endurance de base
15' échauffement + 5' endurance rapide + 4x 1000m Seuil R2' + 5' récup.
2h00 endurance de base
en + 1 séance natation
semaine 5
1h00 endurance moyenne
2h00 endurance de base
1h00 dont 40' endurance rapide
2h00 endurance de base
en + 1 séance natation
semaine 6
1h00 dont 40' endurance rapide
15' échauffement + 5' endurance rapide + 2x 1000m VMA R2' + 10' récup.
Morat - Fribourg
en + 1 séance natation
semaine 7
1h00 endurance de base
1h00 dont 40' endurance rapide
1h30 endurance de base
en + 2 séances vélo + 1 séance natation
semaine 8
1h00 dont 40' endurance rapide
1h45 endurance de base
1h00 dont 40' endurance rapide
1h00 endurance de base
1h00 endurance moyenne
en + 1 séance natation
semaine 9
1h00 endurance de base
1h00 endurance de base
en + 2 séances natation
semaine 10
1h00 endurance de base
20' footing
MARATHON
en + 1 séance natation
Exemple de plats concernant les 3 derniers jours avant une course:
eau plate à volonté !!!
J -3
Matin: café, pain, confiture - miel.
Midi: poulet, carotte, rizotto safran, salade, fruit.
Soir: courgette, steack cheval, salade, thé.
J -2
Matin: café, pain, confiture - miel.
Midi: rizotto au safran, salade, fruit.
Soir: Tagliatelle aux bolets, salade, thé.
A éviter: supprimer la viande par une autre protéine (oeuf, fromage, poisson)
J -1
Matin: pain, miel - confiture, thé.
Midi: riz, poisson, salade, fruit.
Soir: Pasta Party, salade, thé.
J -0
Départ 14h
Matin 7h30: thé, céréales.
Midi 11h00: soupe, pain,
Marathon, jour J
COMMENT EVITER LE MUR
Dernier repas le matin, échauffement, attente avant le départ, déroulement de la course avec une bonne gestion des ravitaillements et de possibles baisses de régime : de votre
réveil matinal le jour j à.....l'arrivée, répétition générale!
Vous aurez, la veille, préparé votre sac qui contiendra:
- votre tenue de course et d'échauffement
- votre ravitaillement (barre, gel, porte-gourde, etc...)
- les dossards
- de la crème grasse pour les zones sensibles.
REVEIL ET PETIT DEJEUNER
Afin de
courir votre marathon dans de bonnes conditions, prévoyez un réveil quatre heures avant. Ce délai vous permettra de prendre votre petit déjeuner en respectant la règle des trois heures avant la
course. Certaines préparations type gâteaux énergétiques permettent de réduire le délai d'assimilation, mais un lever suffisamment précoce facilite aussi le réveil psychologique.
Ce petit déjeuner doit éviter deux éceuils:
- un excès de sucre. Car si votre petit déjeuner est trop riche en sucres rapides, vous risquez une hypoglycémie réactionnelle. Plus simplement, vous vous exposez à une panne de carburant au
moment où vous en aurez le plus besoin.
- un excès d'acide. Le mythe de l'orange a la vie dure....On pourrait en effet croire que la consommation d'agrumes, par leur richesse en vitamines C, aide à la performance. En réalité, en
consommant des aliments acides ou très riches en fibres, on risque des desagrément digestifs, car il y aura un effet cumulatif avec l'état d'hyperacidité dans lequel va se trouver votre système
digestif durant la course. De toute façon il faut se rappeler que c'est l'avant dernier repas qui est le plus important pour la constitution de réserves énergétiques.
SUR L'AIRE DE DEPART
Comme vous
aurez récupéré votre dossard la veille, vous en aurez profité pour repérer l'itinéraire et les possibilités de parking pour votre véhicule. S'il fait frais, prévoyez un vieux vêtement dont vous
vous débaraserez avant le départ.
à venir..................................................
Ravitaillements
N'EN SAUTEZ AUCUN!
Pour réussir son marathon, les ravitaillements sont primordiaux dès les premiers kilomètres. N'attendez
pas d'avoir soif ou faim, il sera trop tard.
Quel que soit votre objectif, arrêtez-vous absolument à chaque poste de
ravitaillement, y compris au premier, même si vous n'en ressentez pas la necessité. Arrêtez- vous calmement, choisissez votre boisson, buvez tranquillement, un grand gobelet s'il fait chaud, au
moins une bonne moitié s'il fait frais. Buvez votre verre en sept ou huit gorgées, en expirant bien entre chaque. Puisque tout cela demande entre 30 et 45'' profitez-en pour vous relâcher. Et
repartez calmement, sans vous soucier des participants qui en auront profité pour vous dépasser à ce moment là. Ne vous mettez pas dans la tête de les
rattraper.
Le fait de
boire, et aussi de récupérer pendant 40'' à chaque ravitaillement, vous permettra de tenir un rythme moyen plus élevé entre chaque ravitaillement. Cela ne veut pas dire qu'il faut courir par
à-coups, surtout pas. Ces récupérations, ces pauses sont extrêmement bénéfiques pour éliminer une partie de la fatigue accumulée, la faire reculer. Vous aurez peut-être au final perdu 5 voire
10' sur l'intégralité du parcours, mais elles vous auront fait gagner bien plus en réalité. En définitive, la perte de temps due aux arrêts aux ravitaillements vous permettra de réaliser une
meilleure performance finale.
Ne zappez pas le premier
ravitaillement
L'assimilation de la boisson ne se fait pas instantanément mais tout au long des 30' qui suivent. Si vous commencez à boire trop tard, votre organisme, perturbé, aura plus de mal à assimiler la boisson et vous ne pourrez pas absorber suffisamment, sans gêne, la quantité déficitaire pour compenser les perte en eau. Le seul ravitaillement à côté duquel vous pourrez éventuellement passer est le dernier au 40ème.