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Ironman

 

Histoire

 

 

En France se déroulait au début du XXe siècle (vers 1920) ce qui peut-être considéré comme les premières compétitions de triathlon. En effet sur les bords de Marne, en banlieue parisienne <les 3 sports>, c'est le nom de ces épreuves, ont lieu les dimanches d'été.

Il faudra attendre mai 1975 pour voir réapparaître aux USA le premier triathlon moderne à Fiesta Island près de San Diego en Californie. Sur une distance de 450m en natation, 8km à vélo et 8km de course à pied s'affrontent des Californiens adeptes d'une culture basée sur le multisport et le fitness.

Mais le grand Big Bang du triathlon viendra d'Hawaii. En 1977 dans le bar <Le Primo> à Honolulu. John Collins, Capitaine de Vaisseau Vétéran de l'US Navy, lance un défi aux cadets de la Marine qui viennent de battre son équipe de Vétérans dans un relais, l'Oahu Perimeter Relay Race. Il leur propose d'enchaîner 3 épreuves parmi les plus dure d'Hawaii: la Waikiki Rough Water Swim 3,9km de natation, l'Around Oahu Bike Race 179km de vélo, le Marathon d'Honolulu 42,195km de course à pied. Le 18 février 1978, 15 candidats s'élancent dans cette folle aventure pour le titre Ironman. Le premier à franchir la ligne d'arrivée fut Gordon Haller en 11h46'58''. Ils seront 12 à terminer l'épreuve. Le triathlon a construit sa légende.

Franchissant l'Atlantique, cette discipline révolutionnaire conquiert l'Europe en 1981. Cette vague sportive s'étend à la France, plus précisément par la côte d'Azur avec Nice en 1982.

Certains inconditionnels des activités traditionnelles crient aux fous, mais ces sportifs vont créer de nouveaux adeptes.


Le triathlon rompt avec les habitudes, l'enchainement de ses trois composantes va à l'encontre de toute logique physiologique. En fait, il sort des sentiers battus que sont les stades et les piscines et porte un label qui qui peut paraître mythique: made in USA. C'est ainsi que chaque année se déroulent à Hawaii les championnats du monde Ironman qui regroupent 1800 compétiteurs, âgés de 18 à 80 ans originaires de plus de 50 pays. Chaque année ce sont plus de 50 000 athlètes qui tentent de se qualifier.

Le record absolu sur une course Ironman est détenu par Luc Van Lierde (Belge) en 7h50'27''.

Le triathlon est devenu sport olympique en 2000 à Sydney avec la version Courte distance.
1500m natation, 40km vélo et 10km de course à pied, elle est égallement appellée DO.

L'alimentation sur Ironman

 

Durant la dernière semaine:

Tout d'abord, le premier conseil va certainement vous étonner

- Ne changez pas vos habitudes alimentaires: en effet, en changeant votre manière de manger, vous risquez de diminuer la qualité de votre digestion et donc de modifier la qualité de l'assimilation de vos apports énergétiques au niveau intestinal.

 

- Durant la semaine, mangez normalement et dès lundi mettez l'accent sur l'apport en sucre lent. Pour augmenter le stockage je vous conseille de toujours mélanger les sources de glycogène, exemple une assiète mixte pâtes-riz ou purée-pâtes. On constate en effet que le stockage est de meilleure qualité car votre organisme n'assimile pas de la même manière une assiette mixte qu'une assiette de pâtes par exemple.

 

- Durant toute la semaine, assurez un soin particulier à votre hydratation, ne quittez jamais votre bouteille d'eau.

 

L'avant veille:

- L'avant veille au soir, stoppez la consommation de viande, et remplacez la par une autre source de protéines.

 

- Comme pour le sommeil, ce sont les repas de l'avant veille qui sont les plus importants. Attention à chaque repas il faut essayer d'arriver à au moins 600kcal, à majorité apportée par les glucides à assimilation lente, (céréales, biscottes, pâtes etc...)

 

- A partir de la veille, ne mangez plus de légumes ou fruits acides. Evitez également les produits laitiers et le café. Le thé peut remplacer tout cela, il favorise l'hdratation. Supprimez également tous les jus de fruits.

 

Le dernier repas:

- Le repas du soir, doit être de type classique, dans le même esprit que ceux de la semaine. Attention, ne mangez pas trop, un repas même plutôt bien équilibré. L'apport massif d'énergie ne serait pas stocké par votre organisme et ne servirait à rien. Vous risqueriez même d'augmenter anormalement le travail digestif. Il vaut mieux que votre estomac travaille peu et qu'il soit en bon état pour le début de l'épreuve.

 

Le jour de la course

- Au réveil, prenez une petite collation, à base de thé. Buvez naturellement sans vous forcer.

 

- 1 heure avant le départ, tous les 1/4 d'heure commencez à boire de la boisson d'attente, par petite quantité.

Durant la course:

Natation:

- Dès la sortie de l'eau, ravitaillement en solide et en liquide.

Vélo:

- Sur le vélo pensez à manger toutes les 45' par petites quantités et toujours des barres. Pensez à boire tous les 1/4 heures

CàP:

- A pied un gel toutes les 45' et de la boisson à volonté, par petites quantités.

 

Après l'épreuve:

Dès la ligne franchie couvrez vous bien, continuez de boire un bidon de produit énergétiques, qui vous permettra d'assurer tout de suite un apport destiné à combler les réserves bien amoindries.

 

 

 

 

 

SPECIFICITE DU TRIATHLON 

 

Pour traiter de manière la plus complète ce sujet, nous allons analyser ensemble les contraintes que nous impose le triathlon dans différentes situations !

1. LA NATATION

Cette épreuve est la première des trois mais n’est pas la moindre ! Cette discipline présentée comme très technique n’en est pas pour autant dépourvue de besoins énergétiques ! La situation diffère, bien entendu, si on se trouve à l’entraînement ou en compétition ! Même sur les longues distances telles que celles qui sont couvertes lors d’un Ironman, il est quasi impossible de se ravitailler ! C’est pourquoi, il sera judicieux de s’appliquer à soigner son alimentation les jours suivant la compétition mais également les heures et les minutes précédant l’épreuve . 

L’entraînement offre quant à lui plus de souplesse lorsqu’il est réalisé en bassin car vous pouvez vous réhydrater avec une boisson énergétique laissée au bord du bassin ! 

Une autre composante est à prendre en compte lors de vos entraînements : l’ambiance dans laquelle se déroule la séance ! Les piscines sont le plus souvent surchauffées et cela accentue votre déshydratation ! Et oui, même dans l’eau on transpire ! Cela peut également se retrouver en compétition lors des courses où la combinaison est autorisée ! Celle-ci offre un confort de flottaison au triathlète mais peut s’avérer en cas de températures trop élevées une véritable étuve ! L’énergie que votre corps va alors utiliser pour réguler votre température corporelle ne sera plus disponible pour alimenter votre effort ! 

Il est primordial de conserver une activité digestive minimale lors de votre effort ! Cette activité ne doit pas être trop importante mais doit exister ! Cela est encore plus vrai en cas de fortes chaleurs ! Dans le cas d’une activité physique intense par forte chaleur, il est possible de voir une absence d’irrigation sanguine ! Si cette ischémie dure et se répète trop longtemps,   des territoires nécrotiques vont alors apparaître tout le long de l’intestin ! Cela entraîne alors des troubles digestifs qui peuvent se manifester à l’effort mais également au repos ! Cela est d’autant plus grave que la sphère digestive représente 80% de nos cellules immunitaires ! Ces troubles digestifs peuvent alors être accompagnés de troubles immunitaires avec la fâcheuse tendance à « attraper » tout ce qui passe ! Nous verrons plus tard dans cet ouvrage qu’un tableau clinique alliant trouble digestif récurrent et trouble immunitaire peut traduire un syndrome d’hyperperméabilité intestinale qui peut avoir des conséquences désagréables à long terme !

 

La partie natatoire ne demande pas de ravitaillement solide ! En effet, seul un ravitaillement liquide lors des entraînements est utile ! Il convient donc de choisir avec attention sa boisson énergétique et de s’assurer que cette dernière soit hypotonique ou bien légèrement hypotonique ! Cela permettra d’éviter un phénomène de déshydratation par apport d’une boisson trop concentrée ! En effet, l’organisme réagit de la sorte car de façon à traverser la barrière intestinale,  la boisson trop concentrée va devoir être diluée et cela va appeler un mouvement liquidien vers l’intestin ! Ce liquide n’est alors momentanément plus disponible pour maintenir un état d’hydratation suffisant ! L’osmolarité de la boisson utilisée doit donc être adaptée 

 2. LE VELO

Cette partie là doit être le moment privilégié par l’athlète en compétition pour parfaire son ravitaillement ! Cela est d’autant plus vrai que la distance à parcourir est longue ! L’effort cycliste est souvent propice aux déconvenues car si l’on ne se fie qu’à ses sensations, nous allons droit dans le mur ! 

Le vélo est un sport porté ! Il n’y a donc pas l’onde de choc que peut procurer la course à pieds ! Cela est un plus car la digestibilité du ravitaillement sera moins perturbée et devra permettre outre de passer l’épreuve cycliste sans trop de problème mais aussi de s’assurer un confort digestif et énergétique pour l’ultime épreuve de la course à pieds ! 

Il existe un écueil dans lequel il ne faut pas tomber ! En effet, le vélo étant pratiqué au grand air, la sensation de fraîcheur que procure le fait de rouler à vive allure peut très vite nous faire oublier la nécessité de s’hydrater mais aussi et surtout lors d’épreuves de longue distance de s’alimenter ! L’hydratation devra toujours se faire avec une boisson énergétique de votre choix mais qui sera isotonique ou légèrement hypotonique en cas de chaleur importante !   Les besoins du triathlète en compétition sont variables d’une personne à l’autre mais sachez qu’un état de déshydratation de l’ordre de 2% du poids corporel provoque un chute des performances de l’ordre de 20% ! Alors ? Vous n’êtes toujours pas convaincus que l’alimentation tient un rôle primordial dans la performance physique ?

Gardez également à l’esprit que tout comme on s’entraîne pour préparer une course, il faut s’entraîner à se ravitailler et ne pas hésiter à tester différentes choses et retenir celles qui vous sont favorables ! 

de gels énergétiques, celle-ci doit se faire de façon raisonnée ! Il ne s’agit pas d’injecter en grande quantité du sucre à l’état brut ! La prise de gel doit toujours s’accompagner de quelques gorgées d’eau de façon à retrouver une osmolarité du mélange proche de celui du milieu intérieur de façon à en faciliter l’utilisation par l’organisme ! Une ration énergétique trop concentrée peut malheureusement retarder la vidange gastrique et par conséquent l’acheminement des substrats énergétiques vers vos mitochondries !

 3. LA COURSE A PIED 

Nous voici dans l’ultime volet du triptyque ! Les situations sont là encore différentes suivant que l’on soit à l’entraînement ou en course et plus encore suivant la distance sur laquelle vous vous êtes engagés ! 

Si nous considérons cette discipline lors de l’entraînement, il sera facile pour vous de prévoir un ravitaillement adapté à la sortie que vous avez prévu ! En deçà de 45 min il n’est, à mon avis pas nécessaire de prévoir un ravitaillement solide mais cela reste encore à l’appréciation de chacun et de l’expérience personnelle que vous apportez la pratique du triathlon ! J’insiste bien sur le fait que vos besoins sont personnels et ne sont pas les mêmes que ceux de vos partenaires d’entraînement ! Il existe lors de cette discipline une problématique particulière et spécifique à la course à pied qui peut être source de désagréments pour le triathlète ! L’onde de choc répétitive à chaque foulée peut créer un véritable traumatisme au niveau de votre sphère digestive ! Cela ne devrait pas trop handicaper les adeptes des courtes distances mais peut s’avérer fatal pour les ironmen ! Là encore une fois, il est important de faire ses gammes à l’entraînement ! Tout comme vous vous entraînez à courir, entraînez-vous à vous alimenter ! Vous éviterez ainsi d’être confronté à l’inconnu et qui vous aurez connaissances des aliments que vous tolérez et ceux dont la digestion et l’assimilation vous est difficile voire impossible…

Lors de cette ultime épreuve, il est capital de conserver une activité digestive minimale mais suffisante pour maintenir un flux sanguin au niveau du système digestif !

Il faut également savoir que l’alimentation solide est plus facilement tolérée sur le vélo que sur la partie pédestre ! Par conséquent une connaissance parfaite de soit est nécessaire ! Souvent, sur longue distance les athlètes ont tendance à utiliser les gels énergétiques dès que débute la partie cycliste ! Certes cela peut s’avérer utile en début de parcours mais les gels provoquent un écoeurement chez certains ! Si cet écoeurement vous poursuit jusqu’à la partie pédestre cela peut s’avérer problématique !

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Retrouvez les services de micro nutrition de Johan Quintard sur : 

 

Article d'endurance training concept

 

 

 

 

 

 

Suite à mon marathon de Lausanne, qui annonce la fin d'une saison bien remplie, je m'octrois 6 semaines de régénération.

Elles se composent d'une séance de chaque discipline.

Natation environ 2km variée, vélo de la vélocité 1h30 où 1h home trainer, CàP 45' en endurance lente et 2 séances de PPG (Préparation Physique Générale).

 

 

De janvier à mi-mars

Le foncier avant de foncer!

 

2 séances de natation, 1 complet et 1 endurance.

2 séances de vélo, 1 en home trainer (1 semaine sur 2 force - hypervélocité) et 1 si le temps le permets 1 sortie route ou VTT.

3 séances de CàP, 1 séance avec de l'endurance rapide, 1 séance endurance pure et 1 séance de VMA courte.

2 séances de PPG.

En cours.........

 

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