Run, run, run!
DAVID CANTATORE
" En chacun de nous, un champion sommeille. Relever un défi, c'est aller au bout de soi pour atteindre son objectif. Alors dépassons nous et devenons tous des champions ! "
Laurent Jalabert
Que vous soyez blessé ou simplement fatigué, ces aliments peuvent vous apporter une aide précieuse pour accélérer votre rétablissement.
Pour rien au monde, les coureurs sauteraient un repas d’avant-course, copieux et sain. Mais, une fois la distance parcourue, ces mêmes coureurs ne se préoccupent absolument plus du contenu de leur assiette. Ils peuvent bien manger n’importe quoi… Plus parlant encore, les coureurs blessés peuvent bien passer des heures sur un vélo pour récupérer mais ne vont pas penser à manger, de peur de prendre du poids. Grosse erreur ! Que vous soyez juste fatigué après un gros entraînement ou que vous souffriez d’une tendinite, vous avez tout à gagner à adapter votre alimentation. En mangeant intelligemment, vous allez pouvoir renforcer votre organisme et accélérer le rétablissement. Imaginez que votre corps est une maison, une fissure dans les fondations requiert l’utilisation de matériaux bruts et sains pour réparer. Ces matériaux bruts se trouvent dans ce que vous consommez.
L’association de protéines, de graisses, de vitamines et de minéraux aide votre corps à guérir des microdéchirures dues à l’exercice, de l’usure des tendons et des ligaments étirés. Mais, même au niveau des plus petites cellules, ces réparations sont constantes, qu’il y ait blessure ou pas. De plus, si les cellules n’ont pas les nutriments dont elles ont besoin, les muscles et les tissus conjonctifs risquent de s’affaiblir et d’être vulnérables face aux blessures. Ainsi, grâce à l’alimentation, non seulement vous pouvez permettre à votre corps de mieux récupérer, mais vous pouvez aussi agir en prévention. Ainsi, au même titre que le stretching et la glace, si vous en avez besoin, ces aliments curatifs vous aideront à reprendre la route le plus rapidement possible.
Le poivron rouge
Un seul poivron rouge (consommé cru) vous fournit 300 % de l’apport journalier recommandé en vitamine C, élément primordial dans la réparation des tissus conjonctifs et des cartilages. En contribuant à la formation de collagène, une protéine importante dans la cicatrisation des tissus, des vaisseaux sanguins et des nouvelles cellules des os, la vitamine C facilite le processus de cicatrisation. Pensez à consommer tous les jours 5 portions de fruits et légumes.
L’option : papaye, melon, orange.
Le saumon
Les qualités nutritionnelles du saumon sont vantées depuis longtemps et pour de bonnes raisons. Qu’il soit frais ou en boîte, ce poisson procure deux nutriments essentiels à la cicatrisation : les protéines et les acides gras oméga-3. Les protéines aident non seulement à la réparation des muscles après une course éreintante, mais aussi à la réparation des os, des ligaments et des tendons. Car n’oublions pas que réparation signifie (re)construction de nouvelles cellules. Or, le corps a besoin de protéines pour créer de nouvelles cellules. Si les nutritionnistes recommandent à tous les coureurs de manger des protéines à chaque repas, les coureurs blessés doivent viser quatre à cinq portions de protéines par jour, qu’ils peuvent trouver dans certaines sources peu grasses, comme le blanc d’œuf et le filet de dinde. Le saumon est doublement intéressant, avec environ 2 g d’acides gras essentiels pour une portion de 100 g. Les oméga-3 ont une fonction anti-inflammatoire reconnue. L’inflammation apparaît lorsque les matières rejetées produites par les efforts du corps pour cicatriser s’accumulent autour de la blessure, empêchant ainsi la cicatrisation. Les acides gras oméga-3 aident à disperser cette accumulation, ce qui les rend indispensables.
L’option : maquereau, lin, noix.
Les carottes
N’hésitez pas à consommer des carottes pour avoir votre dose de vitamine A : environ 230 g de carottes fournissent 340 % de l’apport journalier recommandé. Ce nutriment aide à fabriquer des globules blancs pour combattre les infections, un risque très présent lorsqu’il y a blessure. On ne pense jamais qu’une infection est probable avec une tendinite, mais le corps, lui, ne peut pas prendre de risques et active le système immunitaire, ce qui demande encore plus de vitamines A. La vitamine A aide à récupérer d’une microdéchirure et elle est donc un allié de taille chaque jour.
L’option : patates douces, abricots secs, épinards.
Les céréales enrichies en vitamines
Le zinc est un élément important pour la cicatrisation. Mais les aliments riches en zinc, comme la viande rouge par exemple, contiennent souvent des graisses saturées, ce qui aggrave l’inflammation. Aussi, lorsque le corps est éprouvé par l’effort, les coureurs doivent rechercher un petit déjeuner enrichi en céréales complètes, qui puisse leur fournir 100 % de l’apport journalier recommandé. Le zinc lui-même ne répare pas les tissus endommagés, mais il aide les protéines et les graisses à le faire. Attention quand même à ne pas tomber dans la surconsommation. Une trop grande absorption de zinc peut entraîner une baisse du cholestérol (le bon) et supprime finalement le système immunitaire.
L’option : crustacés, graines de sésame, graines de citrouille.
Les amandes
Une portion de 30 g d’amandes (environ 20) contient plus de 40 % de l’apport journalier recommandé en vitamine E, un antioxydant qui supporte le système immunitaire en neutralisant les radicaux libres. Les amandes, comme les noisettes et les graines de tournesol, augmentent le bénéfice des graisses mono et polyinsaturées, qui sont des facteurs clés dans la fabrication de barrages pour la bonne santé des cellules. La graisse fait partie de la structure de votre corps, il ne faut donc pas l’éliminer. De plus, les amandes stockent les graisses bénéfiques pour la santé du cœur qui aident à la cicatrisation sans boucher les artères.
L’option : beurre de noix, purée d’avocat, huile végétale.
Voici un plat complet et équilibré, qui fait le plein de glucides lents et de protéines. L’idéal une veille de course.
2 pavés de saumon de 150 g chacun
50 g d’oignons rouges hachés
50 g de poivrons verts coupés en cubes
3 cuil. à café d’huile d’olive vierge
10 olives hachées
30 g de câpres
1 cuil. à soupe de sauge fraîche hachée
1 cuil. à soupe d’origan frais haché
50 g d’oignons jaunes hachés
2 tomates moyennes coupées en cubes
170 g de pennes complètes
100 g d’edamame
Faites sauter les oignons rouges et les poivrons avec 1 cuil. à café d’huile d’olive pendant 3 minutes. Tout en mélangeant, ajoutez les olives, les câpres et les herbes, puis retirez du feu. Dans une poêle, faites sauter les oignons jaunes avec 1 cuil. à café d’huile d’olive, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Ajoutez les tomates. Couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 10 minutes. Enlevez du feu et mixez dans la poêle. Ajoutez en mélangeant la préparation à base d’olives, puis réservez. Faites cuire les pâtes en suivant les indications et ajoutez les fèves de soja, 2 minutes environ avant la fin de la cuisson. égouttez.
Sur feu vif, faites chauffer 1 cuil. à café d’huile d’olive dans une poêle antiadhésive et faites cuire le saumon, le côté peau en dessous, pendant 1 minute. Puis, laissez cuire encore 5 minutes à feu moyen. Retournez le saumon et faites-le cuire encore 1 minute.
Dans un saladier, mélangez les pâtes avec les 3/4 de la sauce tomate. Servez les 2 portions. Dressez les pâtes avec le saumon et versez le reste de la sauce sur le saumon.
Calories : 710 kcal Lipides : 25 g Glucides : 77 g Protéines : 46 g
Bon apétit......................
Commencez la journée de la meilleure des façons par un solide
petit déjeuner.
La performance sportive et le bien-être reposent sur un entraînement adéquat, mais également sur un respect de l’équilibre alimentaire. On observe que le petit-déjeuner est parfois «oublié» par
un grand nombre de sportifs alors qu’il est la clé de voûte d’une bonne répartition alimentaire dans la journée.
Voici quelques conseils et explications qui, nous l'espérons, vous inciteront à ne pas «sauter» ce précieux « starter » énergétique.
Le
petit-déjeuner doit apporter 25 à 30 % des calories totales de la journée. Afin d’optimiser ce repas, il est important de soigner et varier sa
composition.
Le petit-déjeuner permet un apport
intéressant en macro-nutriments, ainsi qu’en calcium et en vitamines.
Les
fabricants ont mis au point des petits déjeuners simples à faire et très digestes pour les sportifs qui ont du mal à supporter les tartines et le café.
- 2 ou 4 biscottes (sans beurre) ou 2 tartines de pain avec confiture et café ou thé sucré
dans un premier temps 1h 30 à 2h avant l’effort
Ingrédients :